Kinshasa, 11 juin 2026  –   

Dans le cadre de ses activités de prévention et de promotion de la santé, une délégation du Fonds de Solidarité de Santé (FSS), composée des équipes du Marketing et de la Prévention, a effectué une visite de travail à la Direction Générale de la Banque Nationale du Sang.

Conduite par Monsieur Kashangi Freddy, la délégation du FSS a été reçue par les responsables de l’institution dans le but d’explorer les possibilités de collaboration entre les deux structures autour des questions liées à la sécurité transfusionnelle et à la promotion du don volontaire de sang.

Dans son mot introductif, Monsieur Kashangi Freddy a présenté le contexte de cette mission qui s’inscrit dans la vision du FSS de renforcer les actions de prévention en santé publique et de soutenir les initiatives nationales contribuant à sauver des vies.

Prenant la parole à son tour, la Directrice Générale de la Banque Nationale du Sang a présenté le fonctionnement de son institution ainsi que le processus de production et de préparation du sang dans les laboratoires spécialisés. Elle a expliqué que les activités de collecte et de transfusion sont réalisées en collaboration avec les établissements hospitaliers, tout en veillant au respect des normes de qualité et de sécurité destinées à protéger les receveurs.

Elle a également souligné l’existence de mécanismes de contrôle et de surveillance permettant d’assurer la traçabilité et la qualité des poches de sang mises à la disposition des structures sanitaires.

Au cours des échanges, plusieurs défis ont été évoqués. Parmi ceux-ci figurent notamment les difficultés de communication et de coordination avec certains établissements de santé censés accompagner les efforts de production et de sécurisation du sang. La Directrice a également rappelé les difficultés rencontrées dans certaines provinces, notamment au Nord-Kivu, où des dispositifs de collecte et de gestion du sang avaient été mis en place avec succès mais nécessitent aujourd’hui un accompagnement plus soutenu pour maintenir leur efficacité.

Selon elle, pour répondre efficacement aux besoins de la population, un objectif minimal de 10 000 poches de sang collectées par mois est nécessaire. Elle a par ailleurs insisté sur les défis logistiques auxquels fait face l’institution, soulignant que plusieurs véhicules seraient indispensables pour assurer une couverture adéquate de la ville de Kinshasa et faciliter les opérations de collecte mobile.

Les discussions ont également porté sur la nécessité d’impliquer davantage les institutions et les organisations dans les campagnes de don volontaire de sang. À cet effet, il a été recommandé que chaque structure participe activement aux initiatives de collecte afin de renforcer les réserves nationales.

Dans le contexte sécuritaire actuel, les participants ont rappelé que le sang collecté contribue à sauver de nombreuses vies, notamment celles des militaires blessés qui nécessitent souvent des transfusions urgentes.

La rencontre a également mis en lumière l’importance du renforcement des capacités techniques des acteurs du secteur afin de développer l’expertise nécessaire au traitement, à la conservation et à la gestion du sang collecté, conformément aux standards requis.

À l’issue de cette séance de travail, les deux institutions ont exprimé leur volonté de poursuivre les échanges en vue de définir des actions concrètes de collaboration destinées à promouvoir le don de sang et à renforcer la disponibilité de produits sanguins de qualité au bénéfice de la population congolaise.