Dans le cadre des préparatifs liés au lancement effectif de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO), le Fonds de Solidarité de Santé (FSS), accompagné d’une délégation composée de représentants de l’Ambassade du Royaume de Belgique en République Démocratique du Congo et de l’Agence belge de développement ENABEL, a pris part à une réunion de sensibilisation et d’échanges avec les acteurs du secteur des mutuelles de santé autour du thème :

« Innovation et mise en œuvre de l’Assurance Maladie Obligatoire à la lumière de l’Ordonnance-Loi n°23/006 du 03 mars 2023 modifiant et complétant la Loi n°18/035 du 13 décembre 2018 fixant les principes fondamentaux relatifs à l’organisation de la santé publique ».

Cette rencontre avait pour principal objectif de sensibiliser les participants aux enjeux et aux mécanismes de l’Assurance Maladie Obligatoire, dont le démarrage est annoncé dans les prochains jours, ainsi que de clarifier le rôle des mutuelles de santé dans la mise en œuvre de la Couverture Santé Universelle en République Démocratique du Congo.

Au cours des échanges, le Directeur Général du Fonds de Solidarité de Santé a rappelé que les mutuelles de santé demeurent des partenaires essentiels du système. Dans le cadre du nouveau dispositif, elles interviendront principalement comme organismes complémentaires en offrant des prestations supplémentaires qui ne figurent pas dans le paquet de base de l’Assurance Maladie Obligatoire. À cet effet, il a présenté aux participants la liste du paquet de base transitoire qui servira de référence au démarrage de l’AMO.

Le Directeur Général a également replacé cette réforme dans le contexte particulier que traverse actuellement le pays. Malgré les contraintes économiques et sécuritaires liées à la guerre, le Gouvernement de la République poursuit ses efforts pour garantir l’accès aux soins de santé à la population.

Illustrant cette volonté politique, il a indiqué qu’au cours de l’année 2025, les missions de vérification et de validation des factures médicales menées par les équipes du FSS ont permis d’éviter le paiement de près de 13 millions de dollars américains de dépenses injustifiées. Cette démarche de contrôle a contribué à une gestion plus rigoureuse des ressources publiques destinées au financement des soins.

Par ailleurs, il a souligné que l’État a mobilisé 51 millions de dollars américains en faveur du programme de gratuité de la maternité et des soins du nouveau-né, et ce malgré une baisse estimée à près de 30 % des recettes publiques nationales due au contexte de guerre. Selon lui, cet engagement financier constitue une preuve tangible de la détermination du Gouvernement à assurer la continuité et la pérennité des programmes de protection sociale en santé.

Les participants ont également échangé sur les innovations introduites par la nouvelle législation sanitaire, les mécanismes de financement de l’AMO, les modalités de collaboration entre les différents acteurs du secteur ainsi que les perspectives de renforcement de la Couverture Santé Universelle. La participation des représentants de l’Ambassade de Belgique et d’ENABEL a permis d’enrichir les échanges en réaffirmant l’importance de la coopération internationale dans l’accompagnement des réformes du système de santé en République Démocratique du Congo.

À travers cette démarche de concertation, le Fonds de Solidarité de Santé réaffirme son engagement à travailler en synergie avec les mutuelles de santé, ses partenaires techniques et financiers ainsi que l’ensemble des parties prenantes afin de construire un système de protection sociale en santé plus inclusif, plus efficace et durable au bénéfice de toute la population congolaise.