Lors de la 79ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue le 20 février 2026, la communication du Président de la République, Félix Tshisekedi, a porté notamment sur le financement du programme de gratuité des accouchements et de la prise en charge des nouveau-nés.
Ce programme s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Couverture santé universelle en République démocratique du Congo. Il constitue une mesure emblématique visant à réduire de manière significative la mortalité maternelle et néonatale, en assurant la prise en charge du couple mère-enfant, de la conception jusqu’à la naissance et durant la période néonatale.
Lancé le 5 septembre 2023, ce programme avait déjà fait l’objet d’instructions présidentielles lors de la 112ᵉ réunion du Conseil des ministres du 8 septembre 2023. Le Chef de l’État avait alors demandé la mise en place progressive d’instruments techniques, budgétaires et financiers destinés à garantir un renforcement durable du système de protection sociale.
Sur le plan financier, la prise en charge des soins des nouveau-nés repose à la fois sur le financement du Trésor public et sur l’appui du Programme multisectoriel de nutrition et de santé, financé par la Banque mondiale.
Les résultats enregistrés sont jugés significatifs : plusieurs millions d’accouchements ont été assurés gratuitement, et de nombreux nouveau-nés prématurés ou malades ont bénéficié d’une prise en charge adéquate, avec un niveau de satisfaction notable des bénéficiaires.
Toutefois, le Président de la République a exhorté le Gouvernement à sécuriser la continuité du financement du programme afin d’éviter l’accumulation d’arriérés de paiement envers les établissements de soins de santé, situation susceptible de fragiliser les acquis enregistrés.
À cet effet, le Premier ministre a été chargé, en concertation avec son cabinet et en coordination avec le Vice-Premier ministre en charge du Budget, le ministre des Finances ainsi que le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, d’identifier et de mettre en œuvre des mesures urgentes et pérennes de financement. Ces mesures pourront, le cas échéant, intégrer l’implication des partenaires techniques et financiers.
Source : communication du gouvernement
